Traumland 2016

 

Dans ce travail, je cherche à dresser une carte subjective et visuelle de la transmission de l’histoire de ma famille. En utilisant le procédé de photomontage, je brouille les codes entre le documentaire et la fiction, les photographies de famille et les paysages idéalisés de la carte postale. Je cherche ainsi à confronter le « Traum », rêve en allemand, et le « Trauma » dans un processus qui renvoie à la méthode de l’association libre dans le traitement analytique et aux propositions visuelles du courant surréaliste. Les membres de ma famille apparaissent comme des personnages flottants entre  territoires symboliques et imaginés. Ils prennent une place particulière dédiée à chacun dans une histoire complexe, entrecroisement de cultures d’exil et de terroir. Une autre temporalité se fait sentir avec  l’émergence de gestes immémoriaux transmis à travers de belles histoires, qui ne voilent  pas tout à fait la dimension traumatique du récit .

 

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Copyright © 2019 Chloé Colin
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